« Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » Jn 6, 68



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Le samedi de la 31e semaine du temps ordinaire
Commentaire du jour
Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), pape et docteur de l'Église
Commentaire moral du livre de Job, 34 (trad. Soleil Levant 1964 rev.)

« Aucun domestique ne peut servir deux maîtres »

      Vouloir mettre son espoir et sa confiance en des biens passagers, c'est vouloir poser des fondations dans une eau courante. Tout passe ; Dieu demeure. S'attacher au transitoire c'est se dĂ©tacher du permanent. Qui donc, emportĂ© par les tourbillons agitĂ©s d'un rapide, peut demeurer fixe Ă  sa place dans ce torrent bouillonnant ? Si donc on veut refuser d'ĂŞtre emportĂ© par le courant, il faut fuir tout ce qui coule ; sinon l'objet de notre amour nous contraindra Ă  en arriver Ă  ce que l'on veut prĂ©cisĂ©ment Ă©viter. Celui qui s'accroche Ă  des biens transitoires sera sĂ»rement entraĂ®nĂ© lĂ  oĂą dĂ©rivent ces choses auxquelles il s'accroche.

      La première chose Ă  faire donc est de se garder d'aimer les biens matĂ©riels ; la seconde, de ne pas mettre toute sa confiance dans ceux de ces biens qui nous sont confiĂ©s pour en user et non pour en jouir. L'âme attachĂ©e Ă  des biens qui ne font que passer perd très vite sa propre stabilitĂ©. Le courant de la vie actuelle entraĂ®ne celui qu'il porte, et c'est une illusion folle, pour celui qu'emporte ce courant, de vouloir s'y tenir debout.



 
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